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Chercheur portant un équipement de protection en laboratoire et examinant des échantillons liés à la recherche sur les maladies infectieuses.
Le développement d’un vaccin contre l’Ebola a été amorcé bien avant que le grand public n’entende parler du virus.

En l’honneur de la Semaine nationale de la fonction publique, nous présentons une série de découvertes, d’innovations et de réalisations rendues possibles grâce au travail des fonctionnaires. Tous les jours, les fonctionnaires travaillent assidûment à servir la population canadienne, et ces articles illustrent certaines des réalisations particulièrement remarquables qui ont permis de relever certains des plus grands défis de l’humanité. Des percées médicales aux solutions audacieuses, en passant par une ingéniosité créative hors du commun, nous mettons en lumière le talent, les compétences et la détermination dont ils et elles ont fait preuve pour mener leur mission à bien.

Grâce au travail des scientifiques canadiens du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, le monde dispose d’un vaccin contre la souche Zaïre du virus Ebola, qui est fatal. Et l’éclosion actuelle du virus de l’Ébola en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud et en Ouganda nous rappelle l’importance de cette découverte. Malheureusement, il n’existe pas de vaccin contre la souche Bundibugyo, qui frappe l’Afrique cette fois-ci, mais des efforts sont en cours pour en développer un

L’Ebola, une fièvre hémorragique, a été identifié pour la première fois en 1976 dans ce qui s’appelle aujourd’hui la RDC. Lors de cette éclosion, il a touché 300 personnes et en a tué 88 %.

La participation du Canada a commencé en 1999, lorsque Heinz Feldman, du Laboratoire national de microbiologie, a entrepris d’étudier les effets pathogènes du virus. Dès 2001, on a considéré l’Ebola comme une menace de bioterrorisme susceptible de devenir une épidémie mondiale majeure. Et malgré cela, le travail des fonctionnaires n’a pas toujours été facile à défendre auprès des décideurs qui ne considéraient pas que le développement d’un vaccin contre une maladie touchant des populations situées dans des régions éloignées constituait une priorité.

Dans un article publié dans le Canadian Medical Association Journal, Francis Plummer écrit qu’« il a fallu plusieurs années pour convaincre les organismes de financement de la valeur d’investir les ressources limitées du Laboratoire national de microbiologie dans la recherche sur un vaccin contre l’Ebola, plutôt que dans d’autres problèmes urgents de santé publique au Canada.

« En 2005, un changement de direction au sein de l’organisme de financement, l’accumulation de données démontrant l’efficacité du vaccin et la mobilisation soutenue de la part des scientifiques ont permis à l’équipe de recherche d’obtenir la moitié du financement demandé pour le développement du vaccin contre l’Ebola. Il s’en est suivi un travail acharné pour bâtir le programme de vaccination, conclure les contrats et obtenir les autorisations d’Ottawa. »

La création du vaccin a consisté à insérer un seul gène provenant de la surface du virus Ebola à la place d’un gène dans un virus animal. Bien que le vaccin contienne un composant du virus Ebola, il ne contient aucun virus vivant. Une fois administré, le vaccin entraîne le système immunitaire à réagir et à éliminer l’infection.

Lorsque l’éclosion d’Ebola de 2014-2015 a frappé l’Afrique de l’Ouest, le vaccin du Canada était déjà prêt. Le Canada a fait don de 1 000 lots de vaccins destinés aux essais cliniques à l’Organisation mondiale de la Santé, ainsi que de plus de 100 millions de dollars pour les essais et d’autres contre-mesures. Le Canada a également contribué au développement d’un traitement contre l’Ebola composé de trois anticorps différents, dont deux ont été découverts au Laboratoire national de microbiologie.

Les scientifiques se démènent maintenant pour développer un vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, mais la création du vaccin contre la souche Zaïre demeure un bon exemple de la manière dont les fonctionnaires peuvent avoir un impact humanitaire international tout en protégeant les Canadien·ne·s dans un monde marqué par une interdépendance grandissante.

 

Multigenerational group of public servants.

Semaine nationale de la fonction publique

Le réanimateur cardiaque mobile conçu par l’ingénieur canadien John Hopps. Alternate: Médecin examinant une radiographie thoracique montrant un stimulateur cardiaque implanté. Alternate: Doctor examining x-ray image of chest with pacemaker implant.

Le père canadien du génie biomédical