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Drapeau Canadien flottant au premier plan d’un paysage montagneux.
Il est facile de faire des suppositions au sujet des pensions fédérales, mais les chiffres en font un portrait bien plus clair.

Les gens ont souvent des idées étranges sur les pensions fédérales. On imagine par exemple Picsou plongeant dans une piscine remplie de pièces d’or. Mais qu’en est-il réellement? Retraités fédéraux représente 170 000 membres participant à quatre régimes de retraite distincts du secteur public : la fonction publique fédérale, les Forces armées canadiennes (FAC), la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la Force de réserve des FAC. Examinons chacun de ces régimes.

Fonction publique

La Loi sur la pension de la fonction publique (LPFP), telle que nous la connaissons aujourd’hui, remonte à 1954. Les employés versaient une partie de leur revenu en échange de la promesse d’une pension à vie. Au fil des années, le régime de retraite de la fonction publique fédérale a évolué pour inclure des prestations de survivant, l’indexation et d’autres avantages.

Aujourd’hui, on compte près de 295 000 bénéficiaires, avec une prestation annuelle moyenne de 39 926 $. Les hommes reçoivent une pension plus élevée que les femmes à la retraite dans la fonction publique (45 174 $ contre 34 911 $) pour plusieurs raisons. Celles-ci comprennent notamment l’écart de rémunération entre les sexes et le fait que les femmes ont souvent travaillé davantage à temps partiel, ce qui se reflète dans le nombre moyen d’années de service ouvrant droit à pension, soit 25,1 ans pour les hommes et 23,6 ans pour les femmes. L’âge moyen de la retraite pour les membres du Groupe 1 (ceux qui se sont joints à la fonction publique fédérale avant 2013) est de 60,3 ans, tandis que pour les membres du Groupe 2, il est légèrement plus élevé, soit 62,2 ans.

Gendarmerie royale du Canada

En 1960, la Loi sur la pension de retraite de la Gendarmerie royale du Canada (LPRGRC) a établi le régime de retraite moderne de la GRC, bien que les prestations de survivant existent depuis 1934. L’indexation a été introduite en 1974, permettant des augmentations annuelles fondées sur l’indice des prix à la consommation (IPC).

La pension annuelle à vie moyenne en 2024 s’élevait à 49 120 $. Le dernier rapport actuariel situe la pension moyenne des hommes de la force régulière entre 45 000 $ et 65 000 $, et celle des femmes entre 35 000 $ et 50 000 $. Les femmes dans la GRC font face à des enjeux similaires à ceux observés dans la fonction publique pour le revenu de retraite. Moins d’années de service et plus de travail à temps partiel entraînent des cotisations moins élevées. De plus, elles occupent généralement moins de postes de direction, ce qui se traduit par des salaires généralement inférieurs. Les survivantes au titre du Régime de retraite de la GRC sont également beaucoup plus nombreuses que les survivants (88 % sont des femmes), et la pension moyenne de survivant s’élève à seulement 23 014 $.
L’âge moyen de la retraite pour les membres réguliers de la GRC est de 57,1 ans, tandis que pour les membres civils, il s’élève à 60 ans.

Forces armées canadiennes

Pour les Forces armées canadiennes, la version actuelle de la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes (LPRFC) remonte à 1960. Elle a été modifiée à plusieurs reprises et a acquis des avantages similaires à ceux des autres régimes, comme l’indexation. Un régime distinct, le Régime de pension de la Force de réserve, a vu le jour en 2007 en vertu de la LPRFC, spécifiquement pour les réservistes des FAC répondant à certains seuils de service. En mars 2024, on comptait 124 175 bénéficiaires d’une pension de la force régulière et 19 404 bénéficiaires d’une pension de la force de réserve. La pension moyenne était de 38 040 $ pour la force régulière et de seulement 5 520 $ pour la force de réserve.

Ces pensions ne sont pas extravagantes, particulièrement dans un contexte de hausse rapide du coût de la vie. Elles sont durement gagnées et permettent aux personnes ayant servi la population canadienne de prendre leur retraite dans la dignité. Elles représentent un juste retour pour des décennies consacrées au service public, en veillant à ce que les personnes qui ont consacré leur carrière à soutenir les Canadiens ne soient pas laissées pour compte à la retraite.

Cet article a été publié dans le numéro du l’été 2026 de notre magazine interne, Sage. Maintenant que vous êtes ici, pourquoi ne pas télécharger le numéro complet et jeter un coup d’œil à nos anciens numéros aussi?