À mesure qu’elle en apprenait davantage sur Retraités fédéraux, Gisèle Tassé-Goodman a ressenti une passion grandissante pour mettre son leadership en gouvernance pour faire progresser les priorités de défense des intérêts de l’organisation. Et c’est justement ce qu’elle fait désormais, en tant que présidente du conseil d’administration national de Retraités fédéraux. Mme Tassé-Goodman a été photographiée à Zibi, un projet de réaménagement durable, polyvalent et réalisé en plusieurs phases situé sur la rivière des Outaouais. Photo : Ashley Fraser.
Avant de devenir présidente du conseil d’administration national de l’Association nationale des retraités fédéraux, Gisèle Tassé-Goodman a passé six ans à la présidence du conseil d’administration de la FADOQ, le plus grand organisme de personnes aînées au Canada. Établie au Québec, cette fédération incarne un exemple marquant de leadership associatif.
Durant son mandat à la FADOQ, elle a interagi régulièrement avec des membres de l’ANRF. À mesure qu’elle en apprenait davantage sur l’ANRF, elle s’est sentie de plus en plus motivée à mettre son expertise en gouvernance à l’œuvre pour faire progresser la défense des intérêts de l’organisation. Elle considère la croissance du bassin de membres comme un moyen essentiel de renforcer la défense des intérêts. Forte de son expérience à la FADOQ, dont le bassin est passé de 525 000 à 603 000 membres en six ans, elle est convaincue que l’ANRF est bien placée pour réussir à accroître sa propre base de membres. « Plus nous sommes unis, plus notre impact se répercute sur les décideurs », affirme Mme Tassé-Goodman.
Une longue carrière au service du public
Au cours de ses 33 années de carrière au sein du gouvernement fédéral, Mme Tassé-Goodman a travaillé de nombreuses années sur la Colline du Parlement, notamment au sein de neuf ministères différents. Elle a œuvré à Industrie Canada, aux anciens ministères des Ressources humaines et du Développement des compétences, des Services sociaux, de l’Emploi et de l’Immigration, ainsi qu’à l’Office de la propriété intellectuelle du Canada et à la Commission de la fonction publique.
Elle a également siégé à de nombreux autres conseils d’administration, où elle a acquis une vaste expérience en gouvernance et des connaissances poussées sur l’évolution et l’adaptation nécessaires pour préparer les organisations à l’avenir.
Lorsqu’elle présidait le conseil d’administration de la FADOQ, elle a assisté à la conférence mondiale de la Fédération internationale du vieillissement et a participé au Groupe de travail à composition non limitée des Nations Unies sur le vieillissement, dans le cadre d’un effort multidimensionnel visant à obtenir une convention de l’ONU et à renforcer la protection des droits des personnes aînées. Elle est ravie que l’ANRF fasse partie de l’alliance mondiale pour la protection des droits des personnes aînées et elle demeure déterminée à mettre son expertise au service de cet objectif.
« Pour moi, il est extrêmement important d’aider les personnes qui peinent à joindre les deux bouts », dit-elle, en ajoutant que les gens ne disposent pas tous d’un revenu de retraite substantiel ou sûr, comme la plupart des membres de l’ANRF. Les données récentes du Conseil du Trésor indiquent que la pension médiane des femmes retraitées de la fonction publique fédérale est de 28 000 $, comparativement à 34 000 $ pour les hommes.
être dix ans de service ou moins, plutôt que plus de trente ans », dit-elle. « Sur le plan personnel, il est important de faire ma part pour aider les moins fortunés. Comme association, je crois que nous devrions défendre les intérêts de toutes les personnes aînées, afin qu’elles bénéficient d’une solide sécurité de revenu de retraite. »
L’importance de la défense des intérêts a toujours été essentielle pour elle. Elle a mené des batailles à l’Assemblée nationale du Québec, ainsi qu’à la Chambre des communes, pour obtenir de meilleurs soins à domicile pour les personnes aînées, et elle a participé à de nombreuses commissions et consultations prébudgétaires, tant au fédéral qu’au provincial.
« Beaucoup de personnes aînées souhaitent demeurer dans leur maison, et j’en fais partie », dit-elle. « Renforcer les droits des personnes aînées dans ce dossier est d’une importance capitale pour moi. » Un autre enjeu qui lui tient à cœur est l’amélioration de la littératie numérique chez les personnes aînées — un domaine dans lequel, précise-t-elle, la FADOQ a réalisé des progrès. Elle s’est également battue pour des améliorations dans les soins de longue durée ainsi que pour l’accès au vaccin contre le zona. « Je crois que lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons accomplir beaucoup plus », souligne-t-elle.
Le sens des responsabilités dès l’enfance
La mère de Mme Tassé-Goodman, aujourd’hui âgée de 92 ans et d’une remarquable vitalité, était enseignante et directrice d’école, tandis que son père était un entrepreneur qui gérait un commerce de revêtements dont il était propriétaire.
« J’ai grandi dans une famille heureuse », confie-t-elle. « J’avais trois sœurs et cinq frères. Mon père jouait de la guitare, je jouais du violon, et il y avait des harmonicas. Il y avait toujours beaucoup de musique. Partager les repas en famille a toujours été important pour nous. »
Tous les enfants avaient des responsabilités à la maison et on leur apprenait à être des modèles pour les autres, précise-t-elle. Mme Tassé-Goodman et son mari Earl ont continué à enseigner ces principes à leurs quatre fils, dont l’aîné est décédé à l’âge de sept ans.
« Quand je vois la tristesse dans les yeux de quelqu’un qui a perdu un proche, je comprends », dit-elle. « C’est comme si une partie de vous s’en allait, mais d’une manière ou d’une autre, il faut continuer. »
À 70 ans, Mme Tassé-Goodman est une adepte assidue de pickleball; elle marche et fait du vélo pour rester en forme et espère vivre aussi longtemps que sa mère. Son mari et elle ont sept petitsenfants, qu’une chienne. Tous deux fervents admirateurs des Beatles, ils l’ont baptisée Yoko.
Pourquoi faire du bénévolat?
« Lorsque j’ai pris ma retraite en 2012, j’ai dit à mon père que je voulais être présente pour lui et pour ma mère, pour prendre soin d’eux », confie Mme Tassé-Goodman. « Et il est décédé plus tard en 2012. Je me suis dit : “Je dois me réorienter.” J’ai fait du bénévolat auprès des jeunes pendant de nombreuses années lorsque mes enfants étaient petits, alors j’ai pensé que je pourrais faire la même chose pour les personnes aînées. »
Alors qu’elle considérait le domaine où s’engager, elle se souvient d’un moment précis : une femme, à la caisse d’une épicerie près de sa maison à Gatineau, forcée de retirer des articles de son panier, parce qu’il lui manquait 12 $. Ce fut un moment déterminant. Elle avait aussi entendu des cas de personnes qui coupaient leurs comprimés en deux, faute de pouvoir se payer la dose complète. « C’est devenu le défi que je voulais contribuer à relever », dit-elle.
« Pouvez-vous imaginer un tel niveau de difficulté? J’ai réalisé que, avec une bonne pension, je suis en position d’aider ma communauté. J’ai toujours été active et engagée. Aujourd’hui, je mets cet engagement au service des personnes aînées. Depuis ce choix, je n’ai ressenti que de la certitude. J’adore faire ce travail bénévole, et cela me permet de rencontrer des gens formidables. Le regard des personnes dont on a réussi à améliorer un peu la vie me rend heureuse et me pousse à continuer. »
Elle voit cela comme une façon de préparer la voie pour la prochaine génération. « Quand je vois un besoin, j’agis. Nous sommes sur terre pour peu de temps, et cela passe vite. »
En tant que présidente du conseil d’administration national, Mme Tassé-Goodman est profondément optimiste quant à la force actuelle de l’organisation et à son avenir. Cet optimisme repose sur l’examen de la gouvernance, en cours à l’heure actuelle, qui renforce maintenant la reddition de comptes, le leadership et la durabilité à long terme — ainsi que sur son engagement à mettre son expérience et son dévouement au service d’une organisation plus résiliente, plus crédible et plus influente pour les retraités d’aujourd’hui et de demain.
« Avec des personnes dévouées, un conseil d’administration doté de l’expérience, des compétences et du jugement nécessaires pour diriger avec discernement et en collaboration, et une mission importante qui inspire notre travail, nous bâtissons ensemble un avenir solide et durable. »