Une étude a révélé que la hausse du coût de la vie et la peur de manquer d’argent figuraient parmi les principales préoccupations des répondants âgés de plus de 50 ans.
Au cours des trois dernières années, en partenariat avec l’Environics Institute for Survey Research, le National Institute on Ageing (NIA) a effectué une enquête nationale sur les perspectives et les expériences liées au vieillissement au Canada. La mission du NIA consiste à améliorer la vie des aînés au moyen de la recherche, de la collaboration et de la consultation.
Menée auprès d’un échantillon représentatif de 6000 Canadiens âgés de 50 ans et plus, l’enquête Perspectives sur le vieillissement au Canada : Enquête 2024 de l’INV sur le vieillissement au Canada, publiée au début de 2025, posait des questions portant sur le bien-être social, la sécurité financière ainsi que la santé et l’indépendance des aînés, apportant un éclairage précieux sur les réalités du vieillissement au Canada.
Sécurité financière
Comparativement à 2023, un plus grand nombre de Canadiens de 50 ans et plus ont pu épargner en 2024, mais un sur quatre a déclaré que son revenu était insuffisant pour répondre à ses besoins actuels ou à long terme. La hausse du coût de la vie (70 %) et la crainte de manquer d’argent (48 %) figuraient parmi les principales préoccupations.
L’indice de défavorisation matérielle (IDM) a révélé que les aînés canadiens vivent d’importantes difficultés financières. L’IDM évalue « la capacité d’un ménage à se procurer onze articles et services essentiels nécessaires à un niveau de vie minimum acceptable ». Les ménages qui ne peuvent pas se permettre d’acheter au moins deux de ces articles sont considérés comme étant en situation de précarité. Selon l’IDM, un Canadien sur cinq âgé de 50 ans et plus est susceptible d’être démuni. Dans le cas des Canadiens de 65 ans et plus, 14 % sont probablement pauvres. Et, en 2022, Statistique Canada a établi que 6 % des Canadiens âgés de 65 ans et plus vivaient dans la pauvreté.
Bien-être social
« De solides réseaux sociaux, des échanges réguliers avec d’autres personnes et un sentiment d’appartenance à une communauté aident les gens à rester actifs et engagés tout au long de leur vie », selon le rapport. Pourtant, en 2024, 43 % des aînés étaient susceptibles d’être isolés socialement et 59 % avaient connu une certaine solitude. Enfin, 68 % des répondants de 50 ans et plus ont déclaré être victimes d’au moins une forme d’âgisme au quotidien, le plus souvent sous forme de messages indirects.
État de santé
L’accès aux soins de santé demeure un défi, dont les soins à domicile et communautaires. En 2024, 88 % des répondants ont déclaré avoir eu besoin de soins, mais 35 % n’ont pas pu les obtenir en temps voulu, souvent en raison de la disponibilité limitée des rendez-vous. Le coût constituait également un obstacle dans le cas de 19 % des aînés de 50 à 64 ans, comparativement à 3 % des aînés de 80 ans et plus.
Environ 16 % des répondants ont déclaré avoir besoin de soins à domicile ou de services de soutien communautaire, mais moins de la moitié y avaient régulièrement accès. Fait notable, les Canadiens de 80 ans et plus étaient les plus susceptibles de recevoir les soins et les services dont ils ont besoin de manière continue.
Interrogés sur leur expérience du vieillissement, 62 % des Canadiens âgés de 50 ans et plus se disent positifs. Cependant, cet optimisme diminue après 70 ans, en particulier chez les 80 ans et plus. Selon les auteurs, cela représente un indicateur préoccupant des défis auxquels les aînés pourraient faire face.
Ces résultats donnent un aperçu des réalités du vieillissement au Canada et soulignent les priorités à cibler pour permettre à tous de vieillir en santé et avec dignité. C’est aussi l’une de nos priorités.